La version courte: Le jour J (NS), tu as deux textes inconnus, une question directrice pour chacun et 2 h 15.
Comment se répartit le temps
- ≈ 5 min pour les lire et choisir l’ordre.
- Puis ≈ 65 min par texte pour transformer chaque lecture en une analyse séparée, notée sur 20 (40 au total).
2 h 15. Deux textes. Une question directrice pour chacun. C'est tout ce qui te sépare d'un 40 à l'Épreuve 1.
Personne ne rate cette épreuve parce qu'il ignore ce qu'est une métaphore : on la rate parce que le temps file, que le premier texte dévore le second, qu'on récite des procédés sans les interpréter, ou qu'on rend une copie sans plan. Ici, on ne révise pas une notion de plus — on met tout ce que tu as appris à l'Unité 3 dans les conditions réelles de l'examen, deux fois de suite. Commence par te rappeler ce que de bonnes copies font vraiment :
Ce que la copie doit montrer
Une thèse, pas une liste
Une copie faible énumère : « il y a une métaphore, puis une répétition, puis une question ». Une copie forte défend une thèse — une idée directrice sur ce que fait le texte — et fait servir chaque procédé à cette idée. Le geste clé de toute l'Unité 3 : choix de l'auteur → effet sur le lecteur → lien avec la visée du texte.
Un temps réparti
2 h 15 se gèrent texte par texte : ≈ 5 min pour lire les deux textes et choisir l’ordre, puis ≈ 65 min chacun — environ 25 min de lecture active et de plan, 30 min de rédaction, 10 min de relecture. Vers 1 h 10, tu conclus et tu changes de texte.
Deux copies, pas une
Chaque texte reçoit sa propre thèse, ses paragraphes et sa conclusion. Ne compare pas les deux textes : chacun est noté seul. Si l’un est plus difficile, il garde ses 65 minutes — il vaut autant.
Le geste clé, pour chaque texte
Lis deux fois
Une fois pour le sens global (de quoi ça parle, à qui, dans quel but ?), une fois crayon en main pour annoter les choix de l'auteur.
Formule une thèse
Formule une thèse en une phrase.
Bâtis 3 ou 4 paragraphes
Bâtis 3 ou 4 paragraphes analytiques, chacun articulé sur : choix de l'auteur → effet → lien avec la visée.
La question directrice: La question directrice t'oriente, mais elle ne te limite pas : tu peux suivre un autre angle pertinent.
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Pourquoi ça compte à l’examen: Ce qui compte n'est pas ce que tu as repéré, mais ce que tu en interprètes et comment tu l'organises — dans chacune des deux analyses.
Ce qui rend une copie solide
- Deux élèves peuvent voir les mêmes procédés.
- Celui qui les relie à une thèse et gère son temps sur les deux textes écrit deux copies solides ; l'autre reste en surface.
- C'est là que tout se joue.
Entraînement chronométré (NS), premier texte : voici ses 25 premières minutes, sur ce court extrait de campagne : « Ici, on ne jette rien. Ici, on répare. Ici, on recommence. Bienvenue à l'Atelier. » Question directrice : comment le texte construit-il un sentiment d'appartenance ?
Model answer plan
See the mark-by-mark plan — for / against / judgement, with marking guidance — in study mode.
Puis le second texte: Vers 1 h 10, tu conclus sur l'Atelier et tu tournes la page. Le second texte — par exemple un éditorial, avec la question « Comment l'auteur cherche-t-il à convaincre son lecteur ? » — reçoit lui aussi ses 25 minutes de lecture et de plan.
Une analyse toute neuve
Une nouvelle thèse, de nouveaux choix, une nouvelle conclusion. Ne reprends pas la thèse du premier texte, et ne compare pas les deux : chaque analyse est notée seule.
Attention: Ne rends pas une copie qui récite des procédés sans thèse, et ne consacre pas 40 minutes au premier paragraphe. Le piège le plus coûteux à l'Épreuve 1 NS n'est pas de mal analyser un procédé : c'est de laisser le premier texte dévorer le temps du second, qui finit sans plan ni conclusion.